UN DIMANCHE DE NOVEMBRE.

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Bien que je ne sois pas une grande admiratrice de la saison automnale, j’avoue ressentir une affection particulière pour les Dimanches d’Automne grisailleux, puisqu’ils me ramènent bien souvent dans mes souvenirs d’enfance.

Ces Dimanches où l’on observait le ciel rempli de nuages sombres par les fenêtres embuées de la cuisine, ces Dimanches au doux parfum de tarte aux pommes préparées par ma mère, ces Dimanches qui finiraient inévitablement par une dispute fraternelle afin de savoir qui rangerait les nombreux jeux de société déballées afin de faire face à l’ennui, ces Dimanches où mon père refermaient méthodiquement les volets métalliques de notre chambre laissant place à la lumière de nos petites abat-jours colorées, ces Dimanches où les écorces d’orange viendraient délicatement se poser sur le poêle brûlant et chatouillées nos narines délicates, ces Dimanches qui sont toujours en moi, malgré le temps qui est passé !

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Liberté, Egalité, Fraternité.

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Faire des photos peut sembler si simple, vu d’un œil extérieur.

Et pourtant, si vous saviez, ce n’est pas toujours une sinécure.

Ce jour-là, par exemple, un passant me regarde fixement, tout en continuant à marcher.

Jusque-là, pas de panique, j’ai l’habitude.

Seulement voilà, le jeune homme s’approche et s’arrête.

Je jette un œil furtif, un peu gênée, tout en continuant à sourire devant l’objectif.

De ce que j’en vois, c’est un beau mec, grand, avec une allure sportive, ce qui fait brièvement plaisir à mon égo féminin.

Oui mais voilà, le curieux semble ne pas avoir envie de poursuivre sa balade, et continue à observer mon shooting photo, ce qui devient de plus en plus compliqué pour moi.

Mon photographe, semble ne pas être dérangé par la situation, je sais qu’avec son calme olympien, il ne réagira probablement pas. Je sais juste que son regard me lance des « Ne te soucis pas de lui, fais comme si il n’y avait personne ».

Au bout de quelques photos supplémentaires, je sens peu à peu ma concentration fléchir et mon énervement monté.

Je me retourne vers mon admirateur et lui dit en souriant : 

« Allez-y passez hein, on risque de bloquer la rue encore un moment, donc si vous continuez à attendre qu’on libère le passage, ça va vous ralentir ! »

Selon toute vraisemblance, à ce moment précis, la personne est donc sensée me regarder un peu embarrassée, comprendre qu’elle me dérange, et poursuivre ainsi sa balade.

Mais c’était mal connaitre à qui j’avais à faire.

Souriant à son tour, il me répond gaiement : « Ah non mais ça ne me dérange pas du tout, c’est un vrai bonheur pour les yeux de vous regarder !!! »

Je suis partagée entre l’envie de disparaitre ou l’envie de disparaitre.

Je regarde mon mec, en lui faisant comprendre que là, ca ne va vraiment pas être possible de continuer.

Il me lance alors un salvateur : « C’est bon je pense qu’on à ce qu’il nous faut niveau photo, on peut y aller ! »

Et c’est ainsi, qu’un beau Dimanche d’Automne, dans cette jolie rue coiffée de son beau drapeau « Bleu, blanc, rouge », que je me suis éclipsée en remportant haut la main la course du 200 mètres en talon de 8.

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